petitelunesbooks

« There is more treasure in books than in all the pirate’s loot on Treasure Island. »

Jeudi 27 mai 2010 à 18:41

http://petitelunesbooks.cowblog.fr/images/Couverturesdelivres/Marcovaldo.jpgMarcovaldo - Italo Calvino.

o0o


L'auteur :

http://petitelunesbooks.cowblog.fr/images/Photosdauteurs/italocalvino.gif

Italo Calvino (1923 - 1985) était un écrivain italien, théoricien de la littérature, écrivain réaliste et fabuliste plein d'humour. Il a aussi collaboré à l'écriture de scénarios pour le cinéma.



Quatrième de couverture : 

Marcovaldo est manoeuvre. Il est pauvre et chargé de famille. Mais il rêve beaucoup. A la nature, surtout, qui n'est guère présente dans l'univers d'asphalte et de béton où il lui faut vivre. Cela lui vaudra une suite d'aventures et de mésaventures, où on le verra successivement cueillir des champignons à l'arrêt du tram, prendre un bien curieux bain de sable, s'amouracher d'une plante d'appartement singulièrement envahissante, être amené - par un chat dont il est l'ami et, accessoirement, par une truite - à rencontrer une étrange vieille marquise, et faire bien d'autres choses encore. On pourrait dire de Marcovaldo que c'est un chariot père de famille.


Mon avis : 

Dans cet article, je rends un hommage à ma professeur de français, Madame C., que j'ai eu pendant mes deux dernières années au collège, une professeur que j'adorais, et qui est morte en Mai 2007 d'anévrisme.

Le livre que je vais vous présenter est l'une des oeuvres qu'elle m'a fait connaître, on l'a étudié en cours, et j'ai beaucoup appréçié ces nouvelles pour le moins divertissantes. Enfin bon, si j'aime aussi ce livre, c'est à cause de sa valeur sentimentale, la petite nostalgie des quelques bijoux découverts à l'école parmi les livres qu'on nous imposait à lire.

Alors, Marcovaldo... Marcovaldo... est un grand rêveur, oh ça oui, et l'atmosphère et les paysages où il vit l'aident beaucoup, puisqu'il vit en campagne, là où la nature règne en maîtresse. Oui mais voilà. Marcovaldo est pauvre et a une grande famille. Pour pouvoir nourrir sa famille, il va lui falloir quitter son doux foyer de campagne pour aller travailler à la ville. Pas facile de trouver un petit coin vert dans toute cette civilisation urbaine ! Pas évident de s'habituer à ce nouveau mode de vie sans être influençé par lui. Et surtout pas tout à fait sûr et certain de réussir à gagner de l'argent pour la famille sans quelques mésaventures par-ci, par-là...

C'est ce livre qui m'a aussi introduit à la littérature italienne. Ce n'est pas un roman mais différents nouvelles qui se succèdent, des aventures (ou plutôt mésaventures) drôles narrant la vie de Marcovaldo, un manoeuvre, qui vivait à la campagne et qui doit vivre dans les villes industrielles du XXe siècle pour nourrir sa famille. Attaché à la nature, ses manoeuvres pour gagner ou récupérer un peu d'argent ont souvent un rapport avec la nature alors qu'il habite en ville désormais, et ses idées ne fonctionnent pas toujours et finissent souvent en ridicule, tournée à la dérision ! Nous avons donc quelques moqueries sur la société et le monde urbain, et comment ils peuvent influencer les gens et leurs rapports à la nature. De la bonne humeur à chaque page, entre rêve et gag. Je me suis évadée à chaque histoire. On a Marcovaldo qui a du mal à s'adapter à la ville, regrette la campagne au point de rechercher un petit coin vert à la ville mais que les seuls qu'il trouve sont artificielles. Et ses tentatives de s'habituer à ce changement de lieu, d'espace sont aussi drôles, surtout que le "héros" n'est pas vraiment futé, il est plutôt naïf, rêveur... bref, des nouvelles drôles et divertissantes.

Extrait : 

Il avait, ce Marcovaldo, un oeil peu fait pour la vie citadine : les panneaux publicitaires, les deux de signalisation, les enseignes lumineuses, les affiches, pour aussi étudiés qu'ils fussent afin de retenir l'attention, n'arrêtaient jamais son regard qui semblait glisser comme sur les sables du désert. Par contre, qu'une feuille jaunît sur une branche, qu'une plume s'accrochât à une tuile, il les remarquait aussitôt ; il n'était pas de taon sur le dos d'un cheval, de trou de ver dans une table, de peau de figue écrasée sur le trottoir que Marcovaldo ne notât et n'en fît l'objet de ses réflexions, découvrant ainsi les changements de la saison, les désirs de son âme et les misères de son existence.

Printemps.
1. Des champignons en ville.

Par Dame-Meli le Dimanche 30 mai 2010 à 13:31
Je connais l'auteur de nom, mais n'ai jamais rien lu de lui... peut-être ce titre-là pour commencer ? A voir ! ^^
Par petitelunesbooks le Dimanche 30 mai 2010 à 14:11
Il a écrit beaucoup, donc c'est probable ^^
Bon dimanche !
Par Leo76 le Lundi 30 août 2010 à 20:38
J'ai lu Le baron perché ! C'est pas mal.
 

Ajouter un commentaire









Commentaire :








Votre adresse IP sera enregistrée pour des raisons de sécurité.
 

<< Page précédente | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Page suivante >>

Créer un podcast