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Mardi 1er juin 2010 à 19:48

http://petitelunesbooks.cowblog.fr/images/Couverturesdelivres/LaPetiteSirene.jpgLa Petite Sirène (et autres contes) - Hans Christian Andersen.

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L'auteur :

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Hans Christian Andersen (1805 - 1875) était un romancier, dramaturge, conteur et poète danois, très célèbre pour ses nouvelles et ses contes de fées. Il a rencontré, au cours de sa vie, de nombreux auteurs tels que Dickens, Chamisso, Balzac, Lamartine...


Quatrième de couverture :  

" Le château du roi de la mer gît au plus profond des flots, ses murs sont de corail et ses longues fenêtres gothiques sont de l'ambre le plus clair qui soit ; le toit est fait de coquillages qui s'ouvrent et se ferment suivant les courants marins. Quel tableau ! "

Dans ce château fabuleux vit une petite sirène qui rêve ardemment d'approcher le monde des hommes. Sa visite à la sorcière des mers lui permettra d'exaucer son vœu, mais à quel prix... Ce recueil rassemble neuf contes parmi les plus célèbres d'Andersen : La petite sirène, Les habits neufs de l'empereur, La princesse au petit pois, Le vaillant petit soldat de plomb, Le vilain petit canard, La bergère et le ramoneur, La petite fille aux allumettes, Ib et la petite Christine, Le dernier rêve du vieux chêne.


Mon avis : 

Après avoir lu, il y a un an, les contes de Perrault, je lis ceux d'Andersen. Peut-être que je lirais ceux des frères Grimm l'an prochain, qui sait ? Sauf si je les trouve avant ^^

Bon, je pense qu'on connaît tous Andersen, la statue de la Petite Sirène qui se trouve à Copenhague, des contes de La Petite Sirène, du Vilain Petit Canard, de La Princesse au Petit Pois et autres. Des contes des célèbres, et même si on connaît en partie l'histoire, c'est toujours agréable de lire ces contes, surtout quand certains ont berçé notre enfance (lorsque adaptés en dessin animé xD Hein, Disney ?) Un petit moment de lecture agréable et divertissant. Certaines histoires sont (trop) courtes, je crois bien qu'un ou deux récits doivent bien faire à peine deux pages. Mais bon, le style est presque oral, et à l'origine, les contes étant lus par des enfants, il faut que les histoires ne soient pas trop longues et que le style soit simple. Mais c'est pas vraiment gênant (dans mon cas)

J'ai remarqué, sinon, quelques ressemblances avec les contes de Perrault, mais aussi des différences : par exemple, alors que Perrault montre "directement" la mal, le malsain, la violence, Andersen préfère, lui, "cacher" les tragédies qui se cachent derrière ses personnages (la petite sirène ou le vilain petit canard, pour citer quelques exemples).

Bref, des contes mélancoliques, tragiques même pour certains, et d'autres qui "egayent", qui finissent bien, pas forçément moralisateur, avec à travers ces contes, un miroir de la condition humaine... Un petit chef-d'oeuvre à découvrir si ce n'est pas déjà fait !


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La statue de la Petite Sirène à Copenhague (Danemark)


Extrait : 

L’automne vint, les feuilles dans la forêt passèrent du jaune au brun, le vent les faisait voler de tous côtés. L’air était froid, les nuages lourds de grêle et de neige, dans les haies nues les corbeaux croassaient kré ! kru ! krà ! oui, il y avait de quoi grelotter. Le pauvre caneton n’était guère heureux. Un soir, au soleil couchant, un grand vol d’oiseaux sortit des buissons. Jamais le caneton n’en avait vu de si beaux, d’une blancheur si immaculée, avec de longs cous ondulants. Ils ouvraient leurs larges ailes et s’envolaient loin des contrées glacées vers le midi, vers les pays plus chauds, vers la mer ouverte.

Ils volaient si haut, si haut, que le caneton en fut impressionné ; il tournait sur l’eau comme une roue, tendait le cou vers le ciel ... il poussa un cri si étrange et si puissant que lui- même en fut effrayé. Jamais il ne pourrait oublier ces oiseaux merveilleux ! Lorsqu’ils furent hors de sa vue, il plongea jusqu’au fond de l’eau et quand il remonta à la surface, il était comme hors de lui-même. Il ne savait pas le nom de ces oiseaux ni où ils s’envolaient, mais il les aimait comme il n’avait jamais aimé personne. Il ne les enviait pas, comment aurait-il rêvé de leur ressembler...

Le Vilain Petit Canard.

Samedi 17 juillet 2010 à 16:47

http://petitelunesbooks.cowblog.fr/images/Couverturesdelivres/LaSorcieredelaRueMouffetard.jpgLa sorcière de la rue mouffetard, et autres contes de la rue Broca - Pierre Gripari.

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L'auteur :

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Pierre Gripari (7 janvier 1925 - 23 décembre 1990) était un auteur français de divers genres littéraires.



Quatrième de couverture : 

Il était une fois la ville de Paris. Il était une fois un café kabyle. Il était une fois un monsieur Pierre. Il était une fois un petit garçon nommé Bachir. Il était une fois une petite fille, une sorcière du placard aux balais, un géant aux chaussettes rouges, une paire de chaussures amoureuses, une poupée voyageuse, une fée du robinet... La rue Broca n'est assurément pas une rue comme les autres. Avec insolence et humour, Pierre Gripari revisite l'univers des contes de fées et enchante les rues de Paris. Un régal pour tous ceux qui aiment qu'on leur raconte des histoires !


Mon avis : 

En farfouillant dans de vieilles affaires, j'ai trouvé des notes sur ce livre, prises au collège, sans doute en sixième/cinquième. Je me suis rappellée avec nostalgie de ce livre que j'ai eu vite fait de me procurer en même temps que Matilda de Roald Dahl. Je l'ai lu d'une traite, avec beaucoup de nostalgie et de sourires amusés.

Quel plaisir que de relire ces contes ! Très amusants, inventifs, drôles, frais. Peut se lire à tout âge. La preuve, j'ai 19 ans et je me suis amusée comme une folle à lire ces contes de jeunesse. Jamais de deception. A chaque conte, un véritable délice que de les lire. C'est très imaginatif et drôle, original. Non vraiment... j'ai adoré. Une sorcière qui doit manger une petite fille avec de la sauce tomate pour rester jeune et belle, une paire de chaussure qui sont amoureuses, une sorcière cachée dans un placard d'une maison et qui ne sort que si l'on n'ose chanter 'Sorcière, sorcière, prend garde à ton derrière', une poupée nommée Scoubidou qui peut savoir l'avenir si elle a ses yeux bandés, une fée du robinet au lieu d'une source d'eau (c'est ça, le modernisme...), un géant aux chaussettes rouges, la véritable histoire de Lustucru (celui de la chanson !).

De merveilleuses idées de l'auteur avec beaucoup de fantaisie et d'imagination. A lire ! Pour petits et grands !

Extrait :

[un requin a englouti la poupée Scoubidou. Elle décide de bouger ses jambes pour le rendre malade. Le requin finit par se sentir malade et rétorque :]

- Alors quoi, c'est fini, là-dedans ? Vous ne pouvez pas vous laisser digérer tranquillement ?
- Conduis-moi à Paris ! lui cria Scoubidou.
- A Paris ? Et puis quoi, encore ? Je ne reçois pas d'ordres de ma nourriture !

Scoubidou, la poupée qui sait tout.

Vendredi 6 août 2010 à 14:25

http://petitelunesbooks.cowblog.fr/images/Couverturesdelivres/ContesbyGrimm.jpgContes Merveilleux - Jacob et Wilhelm Grimm.

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Les auteurs :

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Jacob (4 Janvier 1785 - 20 Septembre 1863) et Wilhelm Grimm (24 Février 1786 - 16 Décembre 1859) sont deux linguistes, philosophes et collecteurs de contes de langue allemande. On les désigne le plus souvent sous l'appelation des Frères Grimm.



Quatrième de couverture : 

Un prince transformé en grenouille, un cercueil de verre où une délicate jeune fille vit en hibernation, un enfant si petit si petit qu'on l'avale par mégarde... Dix-sept histoires de surnaturelle-fiction qui commençent très, très mal...

Quelques contes des frères Grimm à lire en ligne :  Le roi grenouille. / Doucette/Raiponce. / Les trois fileuses. / Jeannot et Margot/Hansel et Gretel. / Le vaillant petit tailleur. / Cendrillon. / Le petit chaperon rouge. / Tom Pouce. / Blanche-Neige. / L'eau de la vie


Mon avis : 

Lorsque j'ai lu qu'une chaîne du câble visionnerait dès ce soir le film en cinq partie : Le 10e Royaume, j'ai eu l'envie soudaine de relire les contes de Grimm et de Perrault (ceux qui connaissent le film savent de quoi je parle ;)), ça m'a permi à l'occasion de découvrir enfin les contes des frères Grimm.

J'ai toujours autant de plaisir à lire des contes, ceux de Grimm ne furent pas une exception, même si j'aurais voulu que certains soient plus longs, j'ai aimé. Je m'attendais à des contes noirs pour certains, mais finalement, c'était moins pire que ce que je croyais (à moins que ce n'est que moi qui voit les choses comme ça ? Les enfants peuvent voir ça différement), même si bon, il y a des thèmes plutôt dérangeant, les belles soeurs de Cendrillon n'hésitant pas à se couper un bout du pied pour rentrer dans la pantouffle de verre, la marâtre de Blanche-Neige et ses tendances cannibales, Margot (version française de Gretel) tuer la sorcière en la brûlant vive... on est loin des contes de Perrault. D'ailleurs, les frères Grimm ont repris quelques contes de Perrault, changeant quelques élèments, mais le livre l'explique en commentaires. Bien-sûr, je préfère les contes vus par Perrault, mais c'est intéressant de voir comment les contes de Perrault étaient racontés dans l'Allemagne des frères Grimm.

J'ai aussi découvert des contes que je ne connaissais pas et que j'ai aimé dès ma lecture, d'autres contes oubliés que je redécouvrais, d'autres connus, et d'autres de Grimm non publiés dans ce livre mais sur Wikisource, lus aussi et qui sont tout aussi divertissants. L'écriture me paraît assez moderne, j'ignore si c'est la traduction, ou si c'est comment ils ont écrit, je n'ai jamais appris l'allemand alors je ne saurais dire. Et il y a certains contes où je me disais 'Tiens, ça ressemble au conte de Raiponce' alors que l'héroïne s'appellait Doucette, de même pour Jeannot et Margot qui ressemblent beaucoup à Hansel et Gretel, alors est-ce que c'est la traduction des noms allemands dans leur version française ou pas ? Parce que c'est un peu idiot, surtout qu'on les connaît surtout par les noms d'Ansel et Gretel, Raiponce... Enfin, c'est quand même un plaisir de retomber dans les contes de notre enfance, même si la version de Grimm diffère assez des contes de Perrault ou d'Andersen, c'est un peu spécial. Mais au moins, j'aurais enfin lu les contes des célèbres frères Grimm.

Extrait : 

C'était au milieu de l'hiver, et les flocons de neige tombaient comme des plumes ; une reine était assise près de sa fenêtre au cadre d'ébène et cousait. Et comme elle cousait et regardait la neige, elle se piqua les doigts avec son épingle et trois gouttes de sang en tombèrent. Et voyant ce rouge si beau sur la neige blanche, elle se dit :
« Oh ! si j'avais un enfant blanc comme la neige, rouge comme le sang et noir comme l'ébène ! »
Bientôt elle eut une petite fille qui était aussi blanche que la neige, avec des joues rouges comme du sang et des cheveux noirs comme l'ébène ; ce qui fit qu'on la nomma Blanche-Neige.

Blanche-Neige.

Dimanche 10 avril 2011 à 15:53

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Nouveaux Contes de Fées - La Comtesse de Ségur.

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Pauvre Blaise.
François le Bossu.
Quel amour d'enfant !.
Les malheurs de Sophie.
L'auberge de l'Ange Gardien.
Après la pluie, le beau temps.










Note :  La couverture affichée n'est pas celle de mon exemplaire, celle-ci étant introuvable en image sur le net, ainsi dès que j'aurais plus de temps, je photographierais mon exemplaire pour l'afficher sur ce billet. Sachez que ma couverture représente Blondine en robe bleue sur le dos d'une tortue traversant un paysage ensablé et provient de l'édition Hachette : Bibliothèque rose.

Quatrième de couverture : 

L'excellente grand-mère que fut la comtesse de Ségur savait mieux que personne inventer des contes pour ses petits-enfants.

L'Histoire de Blondine nous emmène au coeur d'une forêt merveilleuse en compagnie d'une petite fille qui fait, dans le monde féerique de la nature et des animaux, l'apprentissage de la gratitude.
La Petite Souris grise est une mauvaise fée enfermée dans une cabane enchantée. Elle sera délivrée par une enfant trop curieuse qui se repentira bien vite de son initiative.
L'Ourson est un petit garçon très laid dont tout le monde a peur. Il est victime d'un mauvais sort ; seule l'affection d'un autre enfant pourrait le sauver...

Aujourd'hui, on ne croit plus aux fées mais on aime toujours autant le talent et le charme de Mme de Ségur..
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Mon avis : 

Me voilà de retour avec un nouveau livre de Mme de Ségur. L'auteur et ses livres ont berçé mon enfance, donc c'est bien probable que je continue à présenter d'autres livres de la dame. Aujourd'hui, j'attaque avec ce recueil de contes de fées. Ces contes se retrouvent aussi dans un autre livre de la Ségur mais avec un autre conte en bonus. Ce conte Le bon petit Henri se trouve dans La Cabane Enchantée donc, qui reprend les mêmes contes que Nouveaux Contes de Fées mais sans l'histoire d'Ourson. Voilà pour la précision.

 Un rapide résumé des contes ? Alors... L'histoire de Blondine, Bonne-Biche et Bon-Minon raconte l'histoire de Blondine, jeune et jolie princesse blonde, orpheline de sa mère, vivant avec son père le roi Bénin qui s'est remarié avec la princesse Fourbette, douce et gentille en apparence mais vouant une jalousie maladive envers Blondine, et si le roi défend à sa nouvelle femme d'approcher sa fille, la nouvelle reine parvient à se débarrasser de la princesse en menaçant le page de Blondine, Gourmandinet (j'admire les noms...), de le priver de bonbons s'il ne laissait pas Blondine seule et perdue dans la forêt aux Lilas. Seule et abandonnée, loin de chez elle, la petite fille parvient à croiser le chemin d'une biche et d'un chat qui parlent et l'hébergent chez eux. Blondine s'attache à ses nouveaux amis et grandit en leur compagnie, devenant une belle jeune fille, mais Blondine manque terriblement à son père le roi...

 La Petite Souris Grise est le récit de Rosalie, jeune fille dont le plus terrible défaut est la curiosité, et ce défaut pourrait très bien signer sa perte lorsque, malgrè les conseils de son père Prudent, la curiosité prenant le dessus, elle ouvre la porte d'une cabane afin de voir ce qu'il s'y cache, voyant son père y aller souvent. Cette cabane était la prison d'une fée maléfique qui lui révélera des choses sur son père, en plus de lui causer du tord et de narguer la pauvre Rosalie, la suivant partout afin qu'elle réussisse son pari de faire tenter trois fois Rosalie à succomber à sa curiosité. A cause de cette souris-fée, Rosalie fuit sa demeure et personne ne veut l'accueillir tant que cette souris sera à ses côtés. Désespérée, Rosalie s'endort dans un bois, jusqu'à ce qu'un prince nommé Gracieux la découvre... mais la curiosité est un vilain défaut dont il est difficile de se débarrasser, et la fée-souris compte bien user du défaut de Rosalie pour être libéré de l'enchantement qui l'a enfermé sous sa forme de rongeur...

 Et enfin, Ourson, raconte le malheur d'une femme maudite par une fée, sous forme d'un crapaud. Son châtiment pour l'avoir contrariée sera de donner naissance à un enfant couvert de poils, telle une bête. Mais une autre fée, sous forme d'une alouette, lui promet que le charme sera rompu si l'enfant se fait aimer d'un autre enfant. Des années passent et les gens fuient Ourson comme la peste, mais un jour, il tombe sur le visage endormi (décidément, les jolies filles/princesses de ces contes sont souvent endormies dans les bois lorsque vient le gentil prince/garçon !) d'une fille nommée Violette, une jeune princesse perdue dans les bois. Si Ourson l'effraye tout d'abord, Violette finira par s'attacher à Ourson, mais rien n'est si simple...

 Avec ces contes, on sait où on va avec les personnages, rien qu'avec les noms : le Prince Gracieux, la Fée Detestable, la Reine Doucette, le veuf Prudent... c'est très moralisateur, un brin naïf (par rapport à la société d'aujourd'hui), manichéens, nous avons les personnages plein de bonté et doux (Blondine par exemple), ceux trop curieux et parfois désobéissants qui finissent par se repentir (Rosalie dans La petite souris grise), toujours cette notion de repentir, de bonté qui triomphe toujours et du mal et des méchants qui finissent par avoir ce qu'ils méritent, les gentils enfants sont tous récompensés, les méchants punis comme dans beaucoup de contes... et dans la plupart des oeuvres de la Comtesse, comme un enseignement à la morale en plus de divertir. Si ça peut en agaçer certains, moi qui ait grandit avec ces histoires, je les trouve très plaisantes à lire malgrè tout, et même si on peut être un peu déçue, notamment chez certains personnages ou élèments de l'histoire, il ne faut pas oublier que ce livre fait parti des tout premiers de la Dame de Ségur et que ça reste malgrè tout une bonne lecture qui nous replonge dans la nostalgie de l'enfance.

 Ces contes sont un véritable régal, j'ai grandi avec eux (dans l'édition Bibliothèque rose, mes exemplaires sont vieux et les pages jaunies et presque décolées, il faut dire que ces bouquins sont passés entre les mains de la grand-mère et la mère, et moi je désespère de les faire lire à ma soeur cadette), donc c'est toujours un plaisir de les relire, je me souviens presque de tout à chaque relecture. Parfois fleur-bleu mais pas guimauve, c'est profond, parfois tristes, dramatiques mais comme la plupart des contes il y a le prince charmant et le happy-ending, la fameuse fin heureuse, le heureux pour toujours pour reprendre les films Shrek. Sans (trop) reprendre les autres contes de fées (Perrault, Andersen, Grimm), ces contes ont un style incomparable bien qu'ils s'adressent aux enfants et en particuliers aux petites filles. Mais c'est un classique que chacun peut lire (plus les filles que les garçons en fait). C'est divertissant, inventif, on est plongé dans une atmosphère féerique, propre aux contes, d'une autre époque où cohabitent et interviennent les créatures magiques dans notre monde.


Extrait : 

Blondine pénétra dans le vestibule de marbre blanc et rare ; toutes les portes s'ouvrirent seules comme la première, et Blondine parcourut une suite de beaux salons. Enfin, elle aperçut, au fond d'un joli salon bleu et or, une biche blanche couchée sur un lit d'herbes fines et odorantes. (...)
- Soyez la bienvenue, Blondine ; il y a longtemps que moi et mon fils Beau-Minon nous vous attendons
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Histoire de Blondine, de Bonne-Biche et Bon-Minon.

Mardi 20 décembre 2011 à 17:44

http://petitelunesbooks.cowblog.fr/images/Couverturesdelivres2/LaBelleLaBeteetcontes.jpgLa Belle et la Bête (et autres contes) - Madame Leprince de Beaumont.

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L'auteur :

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Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, née Vaimboult, plus connu comme nom de plume par Madame Leprince de Beaumont (26 avril 1711 - 8 septembre 1780), est une écrivain, pédagogue et journaliste française, auteur de nombreux contes dont la plupart sont devenus des classiques de la littérature jeunesse.


Emprunt bibliothèque fac.
Lecture en ligne des contes ici.


Quatrième de couverture : 

Un marchant égaré trouve refuge dans un château désert. Avant de reprendre sa route, il cueille une rose ... Il ne sait pas encore que ce geste anodin va déclencher la fureur de l'habitant des lieux, une bête immonde qui exige pour réparation que le marchand lui livre une de ses filles, la jeune et douce Belle ... contient aussi d'autres contes.


Mon avis : 

Les contes semblent être revenus à la mode, notamment chez les séries télévisées américaines qui nous sortent cette année deux séries dérivées des contes de fées : Grimm et Once upon a time. Il se trouve que je suis ces deux séries que j'aime beaucoup, ce qui m'a donné l'envie de relire les contes de fées. Grimm, Perrault, Andersen... en passant par Madame de Beaumont que j'ai découvert avec son oeuvre la plus célèbre, La Belle et la Bête. Ca va faire plusieurs semaines que j'ai lu ce recueil de contes, donc j'espère me rappeller de suffisament de choses pour concrétiser cet article.

L'édition du livre que vous voyez en image sur cet article n'est pas celle que j'ai lu à la fac, mais n'ayant pas trouvé d'image pour la couverture de l'édition que j'ai emprunté, j'ai pris celle-ci à la place. Dans cette édition, il y avait bien-sûr le conte de La Belle et la Bête, c'est l'histoire d'un marchant qui a trois fils et trois filles. Deux des filles sont très frivoles, coquettes, égoïstes et n'ont comme ambition d'épouser des hommes riches et de mener une vraie vie de princesse, honteuses de la classe sociale où elles vivent et du métier de leur père. La plus jeune soeur, au contraire, est la plus douce, la plus belle et la plus désintéressée. Elle aime sa famille et se cultiver, elle ne cherche pas le bonheur, elle prend ce que la vie qui offre, sans se plaindre. Un jour que le marchant part chercher des marchandises au loin, il se perd dans un bois. Il parvient à échapper au froid et aux loups lorsqu'il tombe sur un château semblant abandonné mais emprunt de magie car il y trouve vêtements et nourriture pour lui. Bien restauré le lendemain matin, il décide de reprendre la route, et ceuille une rose du jardin pour sa jeune fille mais il est surpris par une créature, mi-homme mi-bête qui demande répération. Apprenant que le marchant a trois filles, il accepte de le laisser repartir avec la promesse qu'une de ses filles viendra vivre au château. La jeune Belle décide de prendre sa place en allant vivre avec la Bête...

On a d'autres contes comme Le Prince Chéri, dont on dit qu'Oscar Wilde s'en est inspiré pour écrire Le Portrait de Dorian Gray. Il raconte la vie d'un roi bon et vertueux qui a un fils qu'il aime beaucoup mais qui est moins bon que lui. A l'aube de sa mort, il émet le souhait que son fils soit plus vertueux, afin qu'il puisse régner justement sur le royaume. La fée Candide promet au roi de rentre son fils Chéri un être meilleur. Elle lui offre une bague qui le piquera dès qu'il fera les mauvais choix. Culpabilisant au début pour les vilaines actions dont il est l'auteur, Chéri décide de se débarasser de la bague de la fée et d'ignorer ses recommandations. Pour le punir, la fée décide de le transformer en créature difforme, à l'image de son âme. S'il veut espérer retrouver son visage d'homme, il lui faudra se racheter. Dans Le Prince Charmant, il est question d'un Prince (ça, c'est évident) qui croisa, alors qu'il chassait, une magnifique biche blance. Refusant de la tuer, il se décida à la suivre pour tomber sur un château dont la maîtresse des lieux est une magnifique jeune femme, immortelle, nommée Vraie-Gloire. En admiration devant cette femme, il lui voue un amour éternel. Mais un autre prince voulant l'épouser se trouve aussi dans le château, Absolu. Pour décider de qui elle épousera, elle décide de tester la fidèlité des deux princes qui tomberont sur la soeur de Vraie-Gloire : Fausse-Gloire, belle en apparence, qui cache ses défauts derrière un voile de beauté. Un prince tombera dans le piège et l'autre pourra prétendre épouser Vraie-Gloire.

Dans le Conte des Trois Souhaits, il est question d'un couple pauvre qui souhaiteraient mener une meilleure vie, riches. Une fée leur apparait soudain et leur accorde trois voeux. Seulement, le couple ne sait que demander. Trois, ce n'est pas suffisant. Faut-il souhaiter être riche, beau et à l'abri du besoin, ou préférer une bonne santé, de la joie et une vie plus longue ? Dans Joliette, conte que j'avais eu l'occasion d'étudier en seconde au lycée, raconte l'histoire d'une jeune princesse que les fées ont donné lors de sa naissance toutes sortes de qualités, sauf la plus importante : la bonté de coeur. S'en aperçevant, la reine des fées condamme la fillette à être muette jusqu'à l'âge de 20 ans. En grandissant, la princesse devient charmante mais elle a la fâcheuse habitude d'écouter aux portes et de raconter - par écrits ou des signes - toutes les conversations secrètes. Si cela ravie sa mère la reine, curieuse, cela désole son père, le roi, qui prédit des malheurs pour sa fille si jamais elle continue à rapporter les conversations secrètes... dans Le Prince Chéri, il est question d'un prince qui, pour épouser une princesse, brisa la malédiction qui concernait son chat. Celui-ci, furieux, décida de maudire le prince en le condamnant à avoir un fils avec un long nez. La mère, attristé par le long nez de son fils, fut néanmoins rassurée par la cour qui lui assura que les grands conquérants romains avaient un long nez. Ce fils rencontra plus tard une princesse avec un nez si petit qu'il était moqué, pour rassurer sa belle, il lui assura que des reines comme Cléopâtre avaient des petis nez. Mais une fée leur fera comprendre à quel point l'amour propre cache les difformités de l'âme et du corps... et enfin, dans La Curiosité, un couple pauvre critiquent Adam et Eve pour avoir mangé le fruit défendu, ce qui a condamné le genre humain à travailler sans cesse. Un roi les entend et décide de les loger dans son château où ils ne manqueront de rien. Ils pourront manger aussi de tout, sauf d'un plat caché qu'il était défendu d'ouvrir. Mais comme Eve, la femme veut découvrir ce plat malgrè toutes les bonnes choses à table.

On retrouve bien sûr les thèmes chers aux contes de fées traditionnels : l'enseignement de la morale aux plus jeunes, sur la vertu, la bonté de coeur, les bonnes actions sont récompensées et les mauvaises actions ne peuvent nous conduire que sur le mauvais chemin, et qu'on regrettera toujours d'une façon ou d'une autres les vilaines choses que l'on a fait. L'amour, la bonté, la gentilesse sont récompensés. Il y a aussi des leçons de vie : attention à l'amour-propre qui peut nous faire défaut, la vraie beauté vient du coeur, méfiez-vous des apparences, ne soyez pas orgueilleux parce que vous êtes au plus haut dans la hierarchie, la curiosité est un vilain défaut et peut faire du mal. Les personnages avec une belle apparence ne sont pas toujours bons. Les messages de ces contes sont hélas encore d'actualité, ils traitent de problèmes que l'on rencontre tous les jours, qui nous concernent (pour les défauts et qualités, hein ! pas qu'on rencontre des fées ou des animaux parlant tous les jours). La magie est très présente aussi : les fées sont presques présentes dans tous les contes, les animaux qui parlent, les châteaux et objets enchantés, les métamorphoses diverses... à noter aussi un certain rapport avec la religion : des personnages pieux, des paroles 'mon enfant, ne faîtes pas ceci, cela chagrine le bon Dieu', et le conte de La Curiosité qui reprend le mythe d'Adam et Eve.

Petite surprise au niveau des personnages, ils sont intéressants pour la plupart et profonds, surtout les personnages masculins (seul personnage féminin que j'ai réellement aimé était la Belle, voire même la fée Candide, les autres m'ont paru assez fades, inintéressantes). Découvrir et redécouvrir ces contes était formidable, surtout que je ne connaissais pas la plupart d'entre eux, ils se lisent avec plaisir, ils sont toujours avec le mélange habituel des contes de fées traditionnels, c'était très plaisant. Fluide à lire, malgrè quelques mots du vocabulaire de l'époque, ça reste facile à comprendre.

Extrait : 

Il y avait une fois un prince, qui perdit son père, quand il n'avait que seize ans. D'abord il fut un peu triste ; et puis, le plaisir d'être roi le consola bientôt. Ce prince, qui se nommait Charmant, n'avait pas un mauvais cœur ; mais il avait été élevé en prince, c'est-à-dire à faire sa volonté ; et cette mauvaise habitude l'aurait sans doute rendu méchant par la suite. Il commençait déjà à se fâcher, quand on lui faisait voir qu'il s'était trompé. Il négligeait ses affaires pour se divertir, et surtout, il aimait si passionnément la chasse, qu'il y passait presque toutes les journées. On l'avait gâté, comme on fait tous les princes. Il avait pourtant un bon gouverneur, et il l'aimait beaucoup, quand il était jeune ; mais, lorsqu'il fut devenu roi, il pensa que ce gouverneur était trop vertueux.

Le Prince Charmant.

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